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Nationaliser les robots au service des citoyens ?

Le mot “robot” est pris ici dans un sens très large : tout dispositif qui peut remplacer un être humain pour effectuer certaines opérations.

Le problème posé par les robots :

Leur mise en concurrence avec l’être humain.

Désormais et encore plus dans un avenir proche,  dans tous les domaines, prolifération attendue d’une “espèce ” qui peut travailler 24H/24, 7J/7, n’est jamais malade, ne fait jamais grève, travaille plus vite et fait moins d’erreurs.

Selon les sources c’est entre 25% et 50% des emplois qui seront remplacés par des robots d’ici 2025 ou 2035. Peu importe le pourcentage ou la date d’échéance exacte de ce qui est actuellement en marche, les robots sont en passe de remplacer les humains, des robots plus qualifiés que les humains qui deviennent par là-même sous qualifiés par rapport aux machines.  infos ICI,  ou ICI, ou encore ICI.

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Enfin précisons que ce ne sont pas les robots eux-mêmes qui veulent remplacer les humains, pas encore…, mais les entreprises qui projettent de vendre, utiliser et mettre en place ces robots à la place des humains. Là, aucun doute sur leurs intentions.

Même Vous consommateur, trouvez intéressant  d’acquérir un robot pour faire un travail  plutot que payer un service humain ou même faire le travail vous-même pour économiser des charges ou gagner du temps libre.

ex:  le robot aspirateur

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Le résultat est assez évident :

Chômage de plus en plus important et diminution des salaires

qui nous entraînent dans une spirale descendante dont on n’est pas près de sortir.

La solution : la NATIONALISATION des robots (avec gestion par une administration de l’Etat sous contrôle des citoyens) et leur LOCATION.

Le financement pour l’achat des robots :

Il y a tellement d’argent en attente de placement intéressant et les taux actuels étant proches de zéro, qu’en donnant quelques % d’intérêt avec garantie de l’état, il n’y aura aucun problème pour financer un tel investissement.

Les revenus de la location:

Le prix de location doit être calculé pour avoir un rendement net de 25 à 30% minimum : hormis les quelques % à prévoir pour le remboursement (env. 5% sur 40 ans), le reste des gains servira à augmenter toutes les allocations sociales, le smic et les petites retraites, et indexer le tout, pour permettre à chacun une vie décente, exempte du stress de chercher à tout prix un emploi (mal payé et sans intérêt) et sans l’angoisse des fins de mois difficiles.

Le rendement prévu est-il trop élevé?  Non !

  1.  la durée de vie d’un robot est en moyenne de 10 ans et il est amorti en 2 ou 3 ans,
  2. l’achat en grande quantité permet d’avoir des prix beaucoup plus intéressants et permet aussi d’imposer ses conditions aux fabricants (normes, pas d’obsolescence programmée, facilité de réparer ou modifier pour intégrer dans une nouvelle unité),
  3. s’il faut remplacer uniquement les logiciels et les capteurs, c’est inutile de remplacer tout le robot,
  4. utilisation de logiciels open source au maximum: la majorité des algorithmes étant créés dans nos universités, ils sont donc la propriété des citoyens

Un système de régulation idéal?

  1. si un secteur industriel se plaint de payer trop de cotisations patronales et de taxes, et menace de délocaliser, on diminue ou supprime ses cotisations et ses taxes tout en augmentant les montants des locations, mais en répartissant sur tous les secteurs,
  2. de plus, s’il y a délocalisation, l’Etat reste propriétaire des robots et les réintègre dans d’autres secteurs.

Une attaque contre la libre entreprise et le libéralisme?

Même pas !

  1. un entrepreneur ou une startup qui souhaite construire une nouvelle unité de fabrication devra trouver un financement nettement moins important que dans le système actuel,
  2. tout citoyen trouvera, par ce système, le moyen de placer son argent (s’il en a), avec garantie de l’état, à un taux plus intéressant que celui donné par les banques et sans passer par celles-ci.

On renverse la situation : plus les entreprises automatisent, plus elles doivent louer des robots et plus l’Etat (la société toute entière) et donc les citoyens sont gagnants.

Le problème dans le problème est que la performance mécanique des robots dépasse celle de la moyenne des humains de trop loin et pour bien moins cher pour espérer que par le biais éducatif et l’augmentation des connaissances et des qualifications, l’humain par sa créativité, puisse concurrencer les robots.

La vitesse de progression de la qualification des robots dépasse la vitesse de progression de la moyenne des humains. D’autant que l’investissement  dans l’industrialisation, donc la production en masse de ces robots est en cours et que les capitaux investis dans ce domaine dépassent ceux investis dans l’éducation et la formation des travailleurs.

Le combat est donc perdu d’avance quant au maintien du revenu du travail  comme moyen de vivre et d’intégration sociale pour le travailleur face au robot.

La production en masse des robots impose le changement de paradigme économique.

Paradigme = une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent du monde qui repose sur un fondement défini.

Le revenu du travail étant voué à disparaitre rapidement pour une majorité d’êtres humains, une autre solution  doit être envisagée pour permettre les échanges et le lien économique et social .

Le principe du: “tu gagneras ton pain à la sueur de ton front” a été vicié par le fait que devenir rentier rapporte bien plus et bien plus vite sans rien faire. ce qui a conduit très vite  à un problème massif de répartition des richesses:  8 personnes au monde possèdent autant que 3.6 milliards d’humains.

Et désormais ce sont les plus riches, qui pour l’être encore plus en produisant plus vite et pour un moindre cout, préfèrent faire faire le travail par les robots plutot que les humains.

Le revenu et le travail  doivent être dissociés

La possibilité technologique de faire accomplir en masse toutes sortes de tâches par des robots fait voler en éclat les liens  millénaires entre argent, revenus, travail, participation et contribution sociale. Le travail étant amené à être fourni par des robots, diminue la contrainte qui justifiait le dédomagement par le revenu. Le travail contraint va donc disparaitre et c’est plutot une bonne nouvelle.  Mais si  par conséquent, il y a disparition de revenus pour une très grande part des humains alors la société marchande ne peut perdurer sur la base d’un  réinvestissement des revenus dans la couverture des besoins par la consommation.  Et donc faire produire en masse et à bas coût par des robots n’aurait aucun sens sauf à considérer le travail produit par les robots comme un bien commun.

La nationalisation des robots fournissant les moyens financiers de la mise en oeuvre d’un revenu universel de base et  de maintenir une cohésion sociale permet de repenser l’élaboration d’une autre société économique qui replace l’humain au centre des échanges.

D’où L’indispensable RIC!

En effet , une loi permettant la mise en place de ce système ne passerait qu’au moyen d’un RIC, autrement dit, si les citoyens ont + de pouvoir.

(Voir à ce sujet :  “Comment donner de la puissance au mouvement des gilets jaunes“.)

Reste aussi à penser une solution de régulation de fabrication de robots “utiles” et dont la finalité présente un profil écologiquement et éthiquement durable  dans un monde aux ressources  limitées.

C’est à dire réfléchir au fait qu’utiliser un robot apporte une solution positive à un problème,  répond à un besoin mieux que le travail humain , et ne crée pas plus de problèmes qu’il n’en résoud. Le marché seul, en terme de régulateur économique, est il une intelligence assez ” sage” pour cela?

Quelques informations utiles.

  • 1) Une vidéo : “Humans Need Not Apply” (sous titres en français) qui montre qu’à l’avenir, les humains n’auront même plus besoin de chercher du travail : dans beaucoup de domaines, ils seront dépassés.
  • 2) Quelques explications sur les robots industriels par une startup française : NIRYO.
  • 3) Une carte ARDUINO qui peut être programmée pour contrôler jusqu’à 48 servomoteurs (logiciel open source).
  • 4) Processing (open source) par exemple pour le traitement d’images prises par une caméra.
  • 5) Introduction à la programmation : le langage C, simplement pour apprendre à coder.
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  1. Vous n’avez pas boucler votre ceinture, la portière est mal fermé. Désolé pour votre allocation chômage mais la machine dit non. Désolé pour votre crédit mais l’algorithme dit non. Nous sommes déjà éduquer par les robots.
    Ils peuvent être là pour remplacer l’homme, mais surtout pour éduquer l’homme. Les écoles deviennent numériques, téléphones portables, écrans, appareils ménagers nous éduquent déjà. Avant la machine obéissait à mes ordres, aujourd’hui j’obéi à la machine. Cdlt.

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