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Les effets de “la main invisible” sur la condition des travailleurs et les valeurs républicaines

Nous vous présentons en plusieurs épisodes des articles, issus d’une thèse réactualisée, inspirée par la théorie économique de Louis Blanc datant des évènements ayant donné lieu à la 2ème république en france dans les années 1848, suite aux premiers grands soulèvements sociaux ouvriers qui ont suivi la 1ère période d’industrialisation et de réorganisation du monde du travail après la Révolution Française.
 
Le parallèle avec le contexte actuel nous a semblé judicieux.
Cette théorie propose la possibilité d’une autre organisation économique et du monde du travail.
 
 

Les effets de “la main invisible” sur la condition des travailleurs et les valeurs républicaines

 
Voici un constat qui permet de prendre un peu de distance avec l’idée généralement admise concernant la théorie de  “La main invisible” de Smith et ses pseudos effets bénéfiques. 
 
Nous constatons qu’au lieu de l’équilibre, qu’au lieu d’une généralisation du bien-être, du bonheur, de la protection de l’environnement, c’est la misère qui se développe.
 
Les crises se succèdent à des intervalles de plus en plus rapprochés emportant avec elles une énorme quantité de capitaux, de matières premières et d’énergies:
 
“La main invisible” est en réalité une spirale de paupérisation pour beaucoup d’humains et de destruction implacable de la Nature. 
 
Lorsque quelques gains existent pour les entrepreneurs comme pour les employés, la concurrence, “la main invisible” fait en sorte que ces gains baissent  jusqu’à ce qu’ils soient descendus à la limite au-dessous de laquelle le salarié meurt de faim et l’entreprise finit au bord de l’effondrement.
 
Suffit-il de dénoncer l’imprudence fatale de ces prétendus hommes d’État qui, ayant à étudier des problèmes devenus inévitables, aiment mieux les masquer que les résoudre ?  
Tout ceci est insensé, ils ne prennent pas l’orage comme un avertissement salutaire ( quand bien même nous sommes tous ensemble au milieu du péril environnant…)
 
 

Qu’est ce qui ne tourne pas rond dans la concurrence?

 
Le monde intellectuel a ses lois tout comme le monde physique. Il est d’ailleurs impossible d’arrêter le mouvement d’une idée dont l’heure a sonné
 
“Le Marché” voilà le grand mot dans lequel se résument, selon les économistes, tous les bienfaits de la concurrence illimitée. Mais pourquoi s’obstiner à n’envisager les résultats du marché quau bénéfice momentané que le consommateur en retire
 
  • Le marché ne profite qu’à ceux qui consomment et jette parmi ceux qui produisent les germes d‘une anarchie ruineuse.
  • Le marché, c’est la massue avec laquelle les riches producteurs écrasent les petits producteurs. 
  • Le marché, c’est le guet-apens dans lequel les spéculateurs hardis font tomber les hommes laborieux. 
  • Le marché, c’est l’arrêt de mort du fabricant qui ne peut faire les avances d’une machine coûteuse, alors que ses riches rivaux ou concurrents peuvent se la procurer. 
  • Le marché, c’est l’exécuteur des hautes œuvres du monopole ; c’est la pompe destructrice de la moyenne industrie, du moyen commerce, de la moyenne propriété. En un mot c’est l’anéantissement de la bourgeoisie au profit de quelques oligarques industriels et financiers.
 
Le marché est-il obligatoirement mauvais ? Nul n’oserait soutenir une telle absurdité. 
Mais c’est le propre des mauvais principes de changer le bien en mal et de corrompre toute chose.
 
Dans le système de la concurrence, “le bon marché” n’est qu’un bienfait provisoire et hypocrite. Il se maintient tant qu’il y a lutte : aussitôt que le plus riche a mis hors de combat ses rivaux, les prix remontent. La concurrence conduit à une organisation oligarchique, ou à un monopole financier qui conduit à l’exagération des prix. 
Ainsi, ce qui a été une arme de guerre parmi les producteurs, devient tôt ou tard, pour les consommateurs eux-mêmes, une cause de pauvreté.
 
Mais d’un autre côté, cette concurrence, qui tend à tarir les sources de la consommation, pousse la production à une activité dévorante. La confusion dérobe à chaque producteur la connaissance du marché. Il faut qu’il compte sur le hasard pour l’écoulement de ses produits.
 
Pourquoi se modérerait-il, surtout lorsqu’il lui est permis de compenser ses pertes par des contrats de travail avantageusement élastiques  au détriment des travailleurs (Stages, CDD, CTT, Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation en alternance, CUI, CAE, CIE, etc...)
 
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Sous l’empire du principe de la concurrence, l’industrie n’est plus qu’un jeu de hasard.
Voilà les effets réels, concrets, de” la main invisible”.
 
Le résultat est que  la concurrence force la production à s’accroître et la consommation à décroître
Ainsi, ne va t-elle pas précisément à l’opposé de tout ce que les sciences économiques prescrivent?
N’est-elle pas également tout à la fois oppression et aliénation?
   
Lorsqu’un homme qui demande simplement à vivre en servant la société se retrouve réduit à se rebeller contre elle sous peine de mourir, est-ce réellement une agression de sa part ? N’est-il pas en état de légitime défense face à une société qui le frappe et l’assassine progressivement.
 
 

La concurrence est-elle l‘unique moyen d’assurer du travail au pauvre?

Que signifie vraiment la concurrence pour les travailleurs?

C’est le travail mis aux enchères inversées. Les travailleurs qui ont des enfants avec forcement des besoins financiers plus importants que ne compensent de moins en moins les politiques familiales, se retrouvent prêts à tout, face à de jeunes célibataires qui acceptent plus facilement un travail au rabais. Et désormais face à la concurrence des robots, conduisant fatalement à la dévaluation générale du travail.   Quel choix s’offre à nous?  Que pouvons-nous faire
 
 La concurrence précarise les travailleurs. Elle ruine les entrepreneurs et les employés au profit de quelques oligarques industriels et financiers qui appauvrissent les consommateurs par une hausse (généralement ou régulièrement concertée) des prix. 
 De plus, elle développe la misère par la spéculation sur les produits de première nécessité.
 

La concurrence anarchique (pure et parfaite) force la production à s’accroître et la consommation à décroître (augmentation des prix, spéculation).

 
Cette concurrence anarchique a pour conséquences entre autres : la vache folle  ou avec hublot, le poulet aux hormones, les OGM, la production désordonnée des céréales et du lait, la destruction des forêts, et la pollution. 
 
 Les partisans de cette idéologie ont une courte vue : Qu’est-ce qui assure aux gagnants du moment la durée de leur victoire ? 
 
Ne comprenez- vous pas que demain, les hommes de Pouvoir et les Économistes de renom, s’armant contre vous de vos propres armes, quelque impitoyable oligarque industriel et financier les ruinera
Auront-ils alors le front de se plaindre de la libre concurrence ? 
Mesurent-ils les conséquences de leurs préceptes ? 
Réalisez-vous qu’il est dangereux de laisser ce pouvoir monopolistique dans les mains d’individus qui ne respectent pas les droits de l’homme ?  
 
Au nom du libéralisme, vont-ils oublier l’État et le bonheur des citoyens travailleurs, simplement pour réaliser de sombres desseins qui du reste pour beaucoup sont perdus d’avance ? 
 
Peuvent-ils impunément oublier que la source de toutes les richesses produites est le travail et donc les travailleurs (entrepreneurs et employés) ?

Quel choix s’offre aux travailleurs? Se laisser mourir de faim ou se faire voleurs ?

La concurrence est-elle par essence véritablement capable d’empêcher de telles injustices ?
 
Mais qui donc serait assez aveugle pour ne pas voir que, sous l’empire de la concurrence illimitée, la baisse continue des salaires est un fait nécessairement général, et pas du tout exceptionnel ?
 
Que des attaques sont portées régulièrement en ce sens au code du travail !
Qu’une précarisation de tous les Travailleurs –entrepreneurs et salariés– en est la conséquence dans tous les secteurs et dans tous les pays !
Qu’une oligarchie financière durcit jour après jour son pouvoir au dépend des populations et de l’environnement !
Qu’une socialisation des pertes et une privatisation des profits deviennent la règle!
Et qu’enfin, sous l’empire de cette concurrence libre et non faussée, c’est l’écosystème de l’Humanité, notre survie à tous, qui est aujourd’hui en danger !
 
C’est pourquoi nous pouvons dire que sans une réforme écologique et sociale, sans une organisation du travail, il n’y a pas de remède possible.
 
 

Les incidences de la concurrence sur nos valeurs “Liberté – Égalité – Fraternité”

  • La Liberté n’est pas seulement un droit, mais aussi un pouvoir pour chaque homme, de développer ses facultés, sous la protection de la justice et dans le respect de la loi. Notre  réalité, celle de  la lutte du millionnaire contre le possesseur de 100.000 euros, et la lutte du possesseur de 100.000 euros contre le malheureux qui n’a rien, n’est ni propice, ni même l’expression de la Liberté
  • L’égalité  repose dans la facilité donnée à tous de développer des facultés différentes dont la diversité est un bien pour la société, en passant par l’Instruction laïque, gratuite et obligatoire jusqu’à 18 ans, ainsi que par la possession des outils de production dans l’association économique.
 
La Fraternité est la prise de conscience : 
  • – des interdépendances qui lient l’ensemble des membres de la société et ses partenaires ;
  • – de la force de la Souveraineté qui doit être en démocratie entre les mains du peuple ;
  • – du “gain” à gagner en s’associant plutôt qu’en se faisant concurrence

L’union face à la concurrence

Sans une réforme sociale, sans une organisation du travail, il n’y a pas ici de remède possible. 
 
Unissons-nous contre la concurrence anarchique qui développe la misère humaine comme un  un cancer. Établissons un nouveau contrat social et économique de façon à sortir de la nature des relations industrielles, commerciales et financières actuelles. 
Sortons de cette idéologie devenue sclérosante et de cet archaïsme, comme nous l’avons fait, jadis en établissant le contrat social. 
 
 La cause des personnes riches est liée à la cause des travailleurs. 
Une solidarité liant toute l’humanité enchaîne les privilégiés à la misère  que les gilets jaunes incarnent. Faire passer en priorité des intérêts personnels nuit à l’aboutissement d‘une délivrance commune.
 
À ces hommes politiques corrompus et à cette société malade, il est bon de rappeler qu’à une époque, les hommes avaient cessé d’être esclaves, puis d’être serfs
Pour les travailleurs pauvres, la précarité n’est-elle pas une autre forme d’esclavage, plus économique ou avantageuse pour l’employeur ?
 
Alors, comment trouver le moyen d’affranchissement ? 
La vertu du principe de Fraternité renforce par exemple la détermination des gilets jaunes et oeuvre pour le bien-être de tous.
 
Tous les hommes, bien qu’inégaux en force et en intelligence, ne doivent faire qu’un seul et même Tout, de la même manière que l’ensemble des cellules du corps humain forment un être vivant. 
 
C’est ainsi que prend forme la : “Solidarité humaine” si bien contenue dans la formule : “Liberté-Égalité-Fraternité”.
 
Nos intérêts sont plus que jamais entremêlés et l’antagonisme ne doit pas nous diviser ! L’antagonisme est une construction entretenue par le monde financier/oligarchie = nous sommes tous liés les uns et les autres.
 
L’individualisme forcené entraîne l’abandon du pauvre, du faible et de l’ignorant, aux dépens de son intérêt véritable et  de celui de la société entière ainsi qu’aux dépens de l’équilibre de notre écosystème.
 
 

Éviter le confinement vers l’individualisme exacerbé.

 
Concrètement qui a intérêt à la concurrence ? 
N’y a-t-il pas plus à gagner économiquement et humainement  en développant les réseaux de solidarité entre individus et en s’associant librement ? L’intérêt de toute société est de former dans un esprit de solidarité poétique une grande famille.
 
Une société dans laquelle l’antagonisme furieux des intérêts des uns entraine la misère des autres, porte dans ses entrailles la guerre civile.
 

La concurrence anarchique généralisée et imposée, provoque un despotisme incontrôlable. 

La lutte entre le fort et le faible n’aboutit qu’à l’oppression.

 
La concurrence chez les travailleurs, c’est l’effort que chacun fait pour être choisi au détriment d’autrui. Et ses conséquences en sont : la haine, l’envie, le mensonge, une cupidité sans bornes, la baisse des salaires, la destruction des forces sociales usées l’une contre l’autre, une énorme et permanente déperdition de capitaux (faillites et crises), la pollution, la falsification des produits, la production ne répondant plus aux besoins, et l’écrasement des petits par les grands. 
L‘Uberisation généralisée, la mort des valeurs humaines, le règne de l’oppression et du mensonge, la mort de toute liberté égalité fraternité. Voilà au final où toute cette histoire nous mène depuis plus d’un siècle.
 
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 La concurrence, c’est la guerre transposée dans le domaine du travail.

 
Et ce que la France d’en bas pourrait produire comme travail intellectuel, ceux qui en habitent les hauteurs l’ignorent. 
Il faut donc avoir conscience que de tout temps la rue n’exprime qu’une partie du dégoût général.
Les soit-disant hommes d’état, les savants en politique et en législation, les habiles financiers et les industriels ne souhaitent pas réellement avoir de contact avec la réalité.
Il est donc primordial de leur rappeler régulièrement que
 

Les gouvernements en démocratie,  sont faits, non pas pour empêcher l’évolution des sociétés,  mais pour exécuter le mandat défini par et pour le peuple souverain 

article à suivre:

La garantie du droit au travail par une reformulation de l’association économique.





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  1. Bjr,
    La définition la plus simple de la République c’est, selon moi, la Res Publica (Chose publique). C’est-à-dire l’organisation, les caractéristiques de la chose publique. Or, le contour de cette chose publique est intimement liée à vos idées politiques. De fait une chose publique peut exister en monarchie (domaine de la couronne) ou en démocratie, etc… sa gestion au profit de l’intérêt général relève d’une appréciation du souverain qui, en démocratie, est le peuple. D’où, à mon sens, la pertinence du RIC.

    Le cause profonde des faits que vous évoquez me semble être la dérive d’un système financier qui n’est plus au service de l’intérêt général ou de la Planète mais au service de ses intérêts particuliers à très court terme.

    Le Comment arrive bientôt dans la discussion que nous allons développer. Pour le moment nous cherchons à saisir le Pourquoi.

    Enfin nous n’avons absolument pas besoin d’être des esclaves… c’est, selon moi, précisément l’inverse qu’il faut affirmer aujourd’hui.

    Cdlt

  2. Bjr, Vous étes vous poser la question qu’est ce que la république? ou pourquoi on a décapité Louis XVI?
    Pour moi c’est plus judicieux de partir de la cause et dans tirés les conséquences sociétales ensuite, que l’inverse.
    A la question, La concurrence est-elle l‘unique moyen d’assurer du travail au pauvre? Je répond du pauvre oui, mais esclave. Comment du fouet on est passer à la lettre de motivation? Si il y avait une cause profonde de tout ce bordel qu’elle serait elle? et auquel cas on l’identifiait ne serait il pas intéressant de la traité en tant qu’adultes êtres supérieurs civilisés.

    Les problèmes sont là, quoiqu’il arrive, et font légion. En parler, oui bien sur, mais le “comment mieux” c’est souvent, chercher à amélioré le pire. Avant le “comment mieux” faut régler la question du pourquoi? A t’on besoin d’être esclaves? Et pourquoi? Cdlt.

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