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Montrer le chemin pour sortir du coma.

Nous constatons jour après jour à quel point faire sortir un collectif de la matrice est une réelle épreuve de force.

Cette déprogrammation si indispensable pour bâtir une nouvelle société provient d’un réveil individuel puis d’un non-consentement. Cependant il faut un réveil plus collectif  pour engendrer un effet domino. Car si l’on doit attendre que l’étincelle intérieure de chacun se manifeste, afin que nous avancions concrètement, il y a de quoi être découragé. Une rancœur s’installe envers ceux qui demeurent sourds et aveugles. Cette amertume est normale mais elle nous ronge de l’intérieur, ce qui n’apporte rien de bon, ni pour nous-même, ni pour convaincre les autres. Dépassons ce blâme et cherchons à comprendre pourquoi nous galérons tant à tirer la masse vers le haut.

Tout d’abord, soyons conscients que les endormis ne sont pas en train de faire un somme mais sont plutôt dans un état comateux. Que pour maintenir cet état, depuis si longtemps, il aura fallu un travail d’orfèvre. Ceux qui sont sortis du coma l’ont fait il y a peu de temps au regard de l’Histoire de l’humanité. L’ horlogerie de pointe conçue par “les maîtres” qui maintient la masse dans l’état comateux a vraiment été efficace. Des grains de sable l’enrayent enfin! mais c’est tout récent. Ils avaient réussi à  donner à la vie humaine une dimension vide de sens mais pleine de contraintes à assurer  sans que cela ne soulève plus de protestations.  Ce vide devient de plus en plus perceptible par bon nombre. Mais sa conceptualisation est difficile. Ils ne comprennent pas que ce vide provient de l’absence de liberté et de libre arbitre  dont ils sont privés. Nous sommes coupés de nos droits fondamentaux.

Il est souvent nécessaire qu’un évènement extérieur significatif advienne, quelque chose de suffisamment puissant pour bouter l’individu hors de sa zone de confort, pour éveiller sa curiosité et qu’il envisage de se poser des questions et se mette en recherche de sa vérité intérieure.

Les difficultés ne s’arrêtent pas à réunir les facteurs qui enclenchent le changement. Les racines de l’arbre de vérité sont tellement amères qu’on souhaite vite les recouvrir de terre et les ignorer. Elles sont pourtant le levier nécessaire pour comprendre l’origine de cette matrice et s’en émanciper. Mais ces vérités sont douloureuses :  ne serait ce que d’assumer  et dépasser l’humiliation d’avoir subi la pire duperie possible. De nouvelles explications du monde foisonnent et semblent surréalistes en raison de toutes les idées qu’on nous a mis en tête afin d’éteindre notre curiosité: l’idée que nous sommes seuls dans l’univers, l’idée que nous sommes une fabrication aléatoire de la nature descendant du singe etc

La théorie de Darwin nous enchaîne donc à un corps de chair, sans âme et confié au gré du hasard. Quand on parle d’origine, “big bang” résonne comme unique réponse.

Nous voilà manipulés et coupés du pouvoir de donner sens à notre existence,  réduits à appartenir à une Histoire liée à celle de notre esclavage.

D’autres niveaux de connaissance sont la clé pour contourner certaines réflexions fréquentes : “Pourquoi autant de malveillance envers le peuple ?”, “Pourquoi chercheraient-ils à détruire notre planète et notre santé alors que eux aussi vivent dans la même société que nous ?”, “Ces lois de plus en plus contraignantes sont-elles vraiment légitimes ?”, “Nous sommes mal placés pour nous plaindre alors que nous vivons dans le confort comparé au tiers monde.” Voilà ce qui ressort lorsque l’on ne voit pas la laisse autour de nos cous.

La remise en question n’est pas une aptitude qui nous est enseignée, bien au contraire. Les programmes scolaires sont la base de l’éducation, justifiés par les parents  qui  y ont eux-mêmes été formatés, génération après génération. On fait avaler des connaissances de toutes sortes, discutables en véracité comme en utilité. Cela occupe l’intellect et étouffe la curiosité.

Le jeune individu est donc amené à accepter sans le vouloir que des “experts” (ici les professeurs) lui dictent une conduite à tenir et ce qu’il est important de connaitre. Le seul fait de remettre en question ce contenu est un pas vers l’émancipation.

La plupart des jeunes élèves  passent naturellement par cette démarche intellectuelle de remise en question, mais la pression qu’on leur inflige : notes et comportement dociles, les amènent  irrémédiablement  dans la matrice créée par les “experts”. (Désormais formatés, ils suivront sans protester les prescriptions que des “experts” en tous genres dicteront,  l’autorité qui en découle sera légitimée par les longues études et dénigrera toute tentative de sortir des vérités établies en écoutant son instinct.) Les médecins ont fait une dizaine d’années d’études pour soigner les symptômes du corps; on se tourne systématiquement vers une médecine allopathique et non holistique jusqu’à en oublier la simple prévention. Les banquiers ont étudié le fonctionnement du circuit économique, on leur confie notre argent sans se demander si ce circuit est honnête et surtout sans chercher à le comprendre par nous-mêmes. Les hommes d’état ont étudié le droit et tant d’autres domaines… sans compter la maitrise d’une communication vibrante et convaincante… On sent une éducation d’envergure !  Leur charisme éblouit…! De toute évidence ils sont légitimes et plus intelligents que nous, les gens du peuple, “limités et moins importants”.

Quelle erreur de penser ainsi ! Incohérence après incohérence, arrestation après arrestation, réseaux démantelés, découvertes de nouvelles technologies et sciences qui semblent avoir été cachées, la remise en question est en route, la chute des dominos a commencé. Il faut encore laisser du temps aux comateux.

La chute inévitable de ce système est proche. Négocier une quelconque bienveillance envers les dominants risque d’être difficile. A partir du moment où l’on s’aperçoit que le maître qui tient la laisse n’est pas un “ami”, le réveil pointe son nez.  Le chien réalise que ce n’est pas pour le protéger d’un environnement hostile et lui garantir un confort matériel qu’il est en laisse,  mais dans un objectif d’asservissement.

Comment accepter de vivre dans une cage  de plus en plus étroite et d’être tenu en laisse par des maîtres-experts dont  la perte de légitimité est  patente?  les gens décident enfin de sortir de la cage et cessent de demander à ce qu’on leur rallonge leur laisse. Ils brisent leurs chaînes et allant explorer des territoires réputés hostiles, montrent l’exemple , démystifient les peurs, sortent du parc d’attraction clôturé afin de découvrir… le vrai monde. Ils  cessent de s’agiter dans tous les sens et prennent le temps d’Être réellement.

Récupérer son autonomie reconstitue un espace de liberté pour soi et démontre à tous les autres l’existence d’autres chemins de développement.

Certains dépassent le stade personnel et  vont jusqu’à  s’investir collectivement dans des villages d’autonomes. Pour anecdote, un couple d’ami est en train de passer à l’action et leur engouement suscite de l’intérêt auprès d’un entourage pourtant satisfait d’être tenu en laisse. Ils achètent une parcelle de terrain au pied du mont Roucous, ce qui est loin de leur point de départ et y créeront un gîte afin d’accueillir les gens désireux d’apprendre comment vivre en autonomie. Elle, est naturopathe et lui, est pompier. Ils ont des choses intéressantes à partager au sein d’une communauté. Et c’est le cas de chacun car nous avons tous des aptitudes et expériences différentes. Voilà donc un concept qui, lié au bitcoin, peut réellement nous mener vers une souveraineté individuelle et ouvrir l’esprit de ceux qui ont peur de quitter la niche.

Puissions-nous être nombreux à nous éloigner des grandes métropoles et à relever le défi.

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  1. Vouloir que l’autre fasse ce que moi je veux qu’il fasse est de l’éducation. C’est pourquoi tout le monde fait n’importe quoi, mais bon je me comprends. Si on veux cela faut une idéologie, toutes les idéologies sont éducation. Donc des moyens colossaux, c’est pourquoi tout le monde a de bonnes idées (idéologies) mais qu’aucunes d’elles ne prend. Mais sur un autre plan l’éducation c’est criminel, personne ne peut penser le bien pour moi à ma place, l’idéologie qui pense le bien et le mal a ma place perturbe mon discernement du juste pour ma survie. Donc c’est une prise de conscience qu’il faudrait faire la propagande de sorte a ce que chacun puisse penser le bien pour lui, contre vents et marées des idéologies d’une république du monde superficiel, de l’ordre naturel inversé. Cdlt

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