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L'homme qui voulait rendre le pain gratuit

L’histoire nous apprend, qu’il y a déjà eu une tentative de distribuer gratuitement au peuple,  le pain. Une proposition de loi a même été déposée, sans aboutir :

Victor Barrucand (1864-1934) un anarchiste promoteur du « pain gratuit » à écrit en 1896 “Le pain gratuit”.

Lien : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k224975/f5.image

C’était à une époque où le pain était l’aliment de base, surtout pour le Peuple.

Victor Barrucand, mena en 1895 dans les pages de la Revue blanche et du Matin “pour la distribution de pain gratuit aux démunis, une campagne qui aboutit au dépôt d’une proposition de loi. Celle-ci fut rejetée, avec le motif suivant : « Le pain gratuit fait abnégation au principe d’ordre de la nation et tend à bouleverser l’architecture sociale ». Il en reste un livre “Le Pain gratuit ” dont on tirera 8000 exemplaires.L’idée, renouvelée au fil de l’Histoire depuis la Rome antique, était envisagée par Henri Ner (Han Ryner) et Emile Saint-Lanne dans La Paix pour la vie (1891 ; nlle éd. 1892), et elle sera reprise en 1906 par le syndicaliste révolutionnaire Charles Dhooghe.

Élisée Reclus fit une réponse sur – Le Pain Gratuit – à Victor Barrucand :

Quelques extraits : 

  • “Le plan de M. Victor Barrucand m’intéresse infiniment, et dès qu’il aura le moindre commencement de réalisation, je serai très heureux de m’inscrire comme membre de la commune où le pain sera gratuit”.
  • Mais si louable que soit l’idée de Victor Barrucand, je la crois absolument irréalisable. Pour la rendre possible, il faudrait accomplir une révolution, et, dans ce cas, il importe de donner à cette révolution un ampleur bien autrement grande.

Le chapitre 1  “Le pain gratuit”  commence ainsi :

” AUX HOMMES NOUVEAUX”

“Si las de souffrir et de voir souffrir, vous avez recherché ce qui dans cette misère est la faute de l’homme, après avoir fait la part de la fatalité, et si, conscients de votre force libre, vous avez protesté par quelque moyen que ce soit contre le crime social, vous êtes des ouvriers de la Révolution. Il se peut que vous soyez divisés sur les choix des tactiques qui doivent amener la transformation dont vous sentez la nécessité, mais l’unité de vos efforts réside dans le généreux malaise qui vous inspire ……………..”

J’ai lu ce livre, que je conseille, disponible en ligne, dans son intégrité sur le site de gallica.bnf.fr

123 années se sont écoulées depuis ce livre, et pourtant, j’y ai vu de nombreuses similitudes avec les constats et les revendications actuelles des Gilets jaunes : la source de nos difficultés aujourd’hui, tout comme en 1896 est le CAPITALISME.

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