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Les effets de la main invisible une spirale de paupérisation

Avant le développement sur l’Égalité et sur la Fraternité dans le système actuel, et l’organisation du travail comme remède, voici un constat qui permet de Prendre un peu de distance avec l’idée de la main invisible de Smith et ses effets bénéfiques.

Prendre un peu de distance avec l’idée de la main invisible de Smith et ses effets bénéfiques.

Il semble que cette main invisible précipite la course des heures ; les événements se pressent. Nous constatons qu’au lieu de l’équilibre, qu’Au lieu d’une généralisation du bien être, c’est la misère qui se développe.

généralisation du bien être, c’est la misère qui se développe.

Les crises se succèdent à des intervalles de plus en plus rapprochés emportant avec elles une énorme quantité de capitaux. La main invisible est une spirale de paupérisation.

Lorsque quelques gains existent pour les entrepreneurs comme pour les employés, la concurrence, la main invisible ne fait-elle pas en sorte qu’ils baissent ?

Les gains baissent toujours, jusqu’à ce qu’ils soient descendus en-dessous de la limite à laquelle le salarié meurt de faim et l’entreprise au bord de l’effondrement. Qu’il nous suffise à présent d’avoir dénoncé l’imprudence fatale de ces prétendus hommes d’État qui, ayant à étudier des problèmes devenus inévitables, aiment mieux les masquer que les résoudre.
Insensés pour qui l’orage même n’est point un avertissement salutaire, insensés qui s’oublient au milieu du péril environnant… Que les hommes placés en France à la tête des affaires, y songent bien : les gouvernements sont faits, non pour arrêter les sociétés, mais pour les conduire.

Pourquoi ?

Parce que le monde intellectuel a ses lois comme le monde physique, et qu’il est aussi impossible d’arrêter le mouvement d’une idée dont l’heure a sonné, qu’il le serait d’arrêter le mouvement du globe autour du soleil.

Le “bon” marché, voilà le grand mot dans lequel se résument, selon les économistes, tous les bienfaits de la concurrence illimitée.

Mais pourquoi s’obstiner à n’envisager les résultats du bon marché que relativement au bénéfice momentané que le consommateur en retire? Le bon marché ne profite à ceux qui consomment qu’en jetant parmi ceux qui produisent les germes de la plus ruineuse anarchie. Le bon marché, c’est la massue avec laquelle les riches producteurs écrasent les producteurs peu aisés. Le bon marché, c’est le guet-apens dans lesquelles les spéculateurs hardis font tomber les hommes laborieux. Le bon marché, c’est l’arrêt de mort du fabricant qui ne peut faire les avances d’une machine coûteuse que ses rivaux, plus riches, sont en état de se procurer. Le bon marché, c’est l’exécuteur des hautes œuvres du monopole: c’est la pompe aspirante de la moyenne industrie, du moyen commerce, de la moyenne propriété; c’est, en un mot, l’anéantissement de la bourgeoisie au profit de quelques oligarques industriels et financiers. 

Homme lâche et insensé ! ne comprenez-vous pas que demain, s’armant contre vous de vos propres armes, quelques impitoyables « Bill Gates Chinois » vous ruinera ? Aurez-vous alors le front de vous en plaindre? Serait-ce que le bon marché doive être maudit, considéré en lui-même ? Nul n’oserait soutenir une telle absurdité. Mais c’est le propre des mauvais principes de changer le bien en mal et de corrompre toute chose.

Dans le système de la concurrence, le “bon marché” n’est qu’un bienfait provisoire et hypocrite. Il se maintient tant qu’il y a lutte: aussitôt que le plus riche a mis hors de combat ses rivaux, les prix remontent.

La concurrence conduit à une organisation oligarchique, ou à un monopole financier, qui conduit à l’exagération des prix.

Ainsi, ce qui a été une arme de guerre parmi les producteurs, devient tôt ou tard, pour les consommateurs eux-mêmes, une cause de pauvreté.

Il ne s’agit là, rien de plus, que d’un terrible constat.

Mais, d’un autre côté, cette concurrence, qui tend à tarir les sources de la consommation, pousse la production à une activité dévorante.

La confusion dérobe à chaque producteur la connaissance du marché.

Il faut qu’il compte sur le hasard pour l’écoulement de ses produits, qu’il enfante dans les ténèbres.

Pourquoi se modérerait-il (le producteur), surtout lorsqu’il lui est permis de rejeter ses pertes sur ce contrat de travail  (la variable élastique) ?

(Stages, CDD, CTT, Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation (alternance), CUI, CAE, CIE, etc.) si éminemment élastique ? L’industrie, sous l’empire du principe de concurrence, n’étant plus qu’un jeu de hasard, le joueur ne veut pas renoncer au bénéfice possible de quelque heureux coup de dé. Voilà où nous en sommes ! Voilà les effets réels, concrets, de la main invisible.

Donc, et nous ne saurions trop insister sur ce résultat

la concurrence force la production à s’accroître et la consommation à décroître 

La concurrence donc, va précisément contre le but de la science économique : elle est tout à la fois oppression et démence. Lorsqu’un homme qui demande à vivre en servant la société en est fatalement réduit à l’attaquer sous peine de mourir, il se trouve, dans son apparente agression, en état de légitime défense, et la société qui le frappe ne juge pas : elle assassine.


Les questions sont donc celles-ci…

La concurrence est-elle un moyen d’assurer du travail au pauvre ?

Qu’est-ce que la concurrence relativement aux travailleurs ? C’est le travail mis aux enchères inversées. Que deviendront les travailleurs exclus c’est-à-dire ceux qui ont femmes et enfants et qui ont besoin pour vivre de + qu’un jeune célibataire qui aura ce travail au rabais? Ils se laisseront mourir de faim. Mais s’ils allaient se faire voleurs ? Dira-t-on que ces tristes résultats sont exagérés; qu’ils ne sont pas possibles ?

Je demanderai, à mon tour, si la concurrence porte par aventure en elle-même de quoi empêcher cette disproportion homicide ?

Mais qui donc serait assez aveugle pour ne pas voir que, sous l’empire de la concurrence illimitée, la baisse continue des salaires est un fait nécessairement général, et point du tout exceptionnel ?

Des attaques sont portées en ce sens au code du travail une précarisation de tous les Travailleurs, entrepreneurs et salariés en est la conséquence dans tous les secteurs et dans tous les pays ? Une oligarchie financière affermit jour après jour son pouvoir sur l’ensemble de la population ? La socialisation des pertes et une privatisation des profits devient la règle?

Nous disons alors que sans une réforme sociale, sans une autre organisation du travail, il n’y a pas ici de remède possible.

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  1. Vos Articles sont plus que bien dommage que votre main invisible ne soit pas dénoncé L’UE et ces GOPÉ, TUE, TFUE, toutes faites pour servir le 1%, les Banquiers et les lobbys, elle est là la réalité, mais voilà….vous parlez de l’Europe pour vous dédouaner , mais l’Europe n’est pas mise en cause car nous sommes Européens alors de grâce ne faites le même jeu, l’Europe et L’UE 2 choses bien différentes. donc je me servirai de vos analyses pour dénoncer L’UE,

  2. Bonjour les Gilets Jaunes.. La fabrique de la paupérisation et donc du malheur pour de plus en plus de personnes, c’est comme l’obsolescence planifiée et programmée de tous les objets du quotidien.. D’ailleurs, les deux vont de pair et procèdent d’une seule et même volonté.. Et les “classes moyennes” des sociétés, tôt où tard vont elles aussi subir le grand laminage des populations; qu’elles ne se bercent pas de grandes illusions.. Ignore-ton que les appétits de l’insatiable pieuvre tentaculaire visent à nous avaler toutes et tous? Qu’avons-nous à lui opposer? Nos gilets jaunes? Voyez les faits et gestes de la macronnie.. Il s’en fichent de nous autres, leurs “réformes” vont bon train et ne sont qu’une “mise à la réforme” de tout ce qui reste de l’État social français, pour ne parler que de la France.. Je ne vois que deux alternatives à leur opposer, si nous avons le désir de faire basculer le rapport des forces.. L’une, je vais la taire; la seconde, je vais la dire et être cynique.. Je suis proche de l’idée de “Collapsologie”, car au rythme où l’on nous mène à marche forcée, il n’y aura pas de marche ou crève.. Moi, je pense que, que nous le souhaitions ou nous le redoutions, il est souhaitable que des cataclysmes sans précédents, provoqués par le réchauffement du climat global adviennent.. Aux grands maux les grands remèdes, aux maux radicaux il faut des remèdes radicaux.. Et mon intuition me dit que Pacha Mama est entrain de se servir de nous autres pour se débarrasser du maléfique sapiens sapiens.. Et le boomerang est déjà parti, ne déplaise aux béats et autres écolos.. La question n’est plus à “si” cela va nous arriver, mais “quand”, tout en réalisant que nous y sommes bel et bien dedans.. Quand? “Et cependant, Elle tourne..” Salutations jaunes.. Signé: plouckistanais2.0..

  3. Salutations les camarades citoyens !
    Faut avoir un site web pour s’inscrire ?

    Juste par élan bienveillant de transmission : pour comprendre le capitalisme, accessible aux jeunes qui ne lisent plus : économix !

    Livre/BD qui aide à comprendre…

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