in

J'adoreJ'adore

La garantie du droit au travail par une reformulation de l’association économique.

Nous vous présentons en plusieurs épisodes des articles, issus d’une thèse réactualisée, inspirée par la théorie économique de Louis Blanc datant des évènements ayant donné lieu à la 2ème république en france dans les années 1848, suite aux premiers grands soulèvements sociaux ouvriers qui ont suivi la 1ère période d’industrialisation et de réorganisation du monde du travail après la Révolution Française.

Le parallèle avec le contexte actuel nous a semblé judicieux.Cette théorie propose la possibilité d’une autre organisation économique et du monde du travail.

Si vous voulez consulter les articles précédents : https://tvgj.fr/autres-dossiers/les-effets-de-la-main-invisible-une-spirale-de-pauperisation-6274/ et https://tvgj.fr/non-classe/les-effets-de-la-main-invisible-sur-la-condition-des-travailleurs-et-les-valeurs-republicaines-6795/

D’où vient que le travail n’est pas garanti?

Cela vient de ce que la société actuelle a admis en principe que chacun en ce monde devait rester abandonné à ses propres forces, marcher dans sa voie, et se faire à lui-même sa destinée. Au seuil de cette loterie humaine, tant pis pour qui n’a pas trouvé dans son berceau le billet gagnant ! Les pouvoirs du jour ont pour maxime qu’il faut “laisser passer” ; et comme, très souvent, ceux qui passent manquent de pain et ne trouvent pas à en gagner, il en résulte donc que, très souvent, “laisser passer” revient à “laisser mourir” !

Dès lors, si le travail n’est pas garanti, le droit au travail ne peut l’être.

Si ce droit au travail était mis en oeuvre, cela nous éviterait de devoir venir demander des comptes. Il n’y aurait pas lieu à l’invoquer puisqu’on aurait pris les mesures propres à le satisfaire.

Machiavel a dit “écrit”: «Quand un peuple se révolte, c’est toujours la faute du gouvernement contre lequel il se révolte.»

Il importe peu que vous refusiez de prendre les mesures propres à satisfaire ce droit au travail. Toutes les réformes mises en place contre ce droit fondamental (stages, CDD, CPE, CNE et destruction progressive du code du travail…) ne sont rien. Le droit du travail est gravé en caractères d’airain dans la conscience publique. Son heure viendra lorsque le courage de l’infortune soulèvera définitivement les foules.

D’ailleurs, précisons que le droit au travail, conformément aux principes de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la République, c’est la substitution du principe d’association au principe d’individualisme.

Le droit au travail c’est la substitution du principe d’association au principe d’individualisme.

L’association économique, à but lucratif, c’est le principe en vertu duquel les hommes, au lieu de s’isoler, de se disputer la vie ou la fortune comme une proie et de s’entre-déchirer comme des bêtes, en fait les travailleurs réunissent leurs volontés, combinent leurs aptitudes et travaillent ensemble à une œuvre commune, dont chacun profite selon ses besoins, après y avoir contribué selon ses compétences.

C’est l’objectif clairement identifié : un but inaccessible mais devant servir de repère: un cadre général pour les différentes mesures à prendre et à mettre en œuvre.

Les effets naturels de l’Association sont : l’amour, la concorde de chaque intérêt particulier avec l’intérêt général, l’harmonie et, par conséquent, l’émulation de l’honneur. L’accroissement de la richesse publique par la réunion des forces et sa répartition basée sur la connaissance des divers besoins, en un mot, la réalisation de la Liberté, de l’Égalité, et de la Fraternité.

L’association, c’est la constitution de la famille transportée dans le domaine du travail : ses effets, sont ceux que produit en général la famille. La société retrouve ainsi son identité, son sens originel : tout comme en s’avançant, elle a fait reculer devant elle, des bêtes fauves, elle arriverait de même à détruire la misère, et ainsi tous les vices, les crimes et les malheurs dont elle est la source.

Avant de lire la suite, d’aucuns crieront sans doute à “l’UTOPIE”.

http://2.bp.blogspot.com/-27kUZM7FDco/VrIxWe4aG_I/AAAAAAAAFUw/MXzORatZt-8/s1600/Ecologie11.jpg

Ils sont attristants ces tribuns qui tournent l’Utopie en dérision. Comme si, parmi les idées aujourd’hui en possession de l’esprit des hommes, comme par exemple : la République, la Démocratie, le Suffrage Universel, et les Droits de l’Homme… il en existait une, une seule, qui n’ait été traitée d’Utopie !

Néanmoins, conscient de la difficile réalisation de ces objectifs, du temps nécessaire pour aboutir, n’y a-t-il pas pour autant un impératif sérieux à emprunter ce chemin? D’ailleurs, il est à noter que quand un système est préjudiciable à une partie de la société, la providence veut que, par une admirable loi, ce système soit nocif à la société tout entière. Les hommes peuvent bien, à force de folie, changer les effets de la solidarité qui les unit, mais il ne leur est pas donné de pouvoir la détruire, et lorsqu’ils ne l’acceptent pas pour le mieux, ils sont obligés de subir le pire.

Aujourd’hui, à défaut d’organiser le travail, c’est la criminalité qui s’organise.

Afficher l’image source
Afficher l’image source

Voilà pourquoi, en prenant en main la cause du peuple, je m’occupe aussi de la cause de la bourgeoisie.

Plus il y a de pauvres, moins il y a de riches.

Malheureusement, les personnes parvenues au sommet encensent ceux qui les flattent et les conduisent à leur perte, alors qu’elles proscrivent et poursuivent d’une haine aveugle ceux qui lui donnent de bons conseils.

C’est ce que les puissants ont toujours fait : préfèrer toujours leurs courtisans à leurs amis!

Pourquoi pas l’association économique?

Que des erreurs fussent possibles, une pareille objection est absolument sans valeur. À quelle institution ne s’adresse-t-elle pas ? Quand un système est produit avec bonne foi, il convient de l’examiner objectivement en cherchant non pas à ce qu’il soit tout à fait exempt d’imperfections, mais plutôt en amenant la somme des avantages qu’il présente à dépasser celle des inconvénients qui en découlent.

L’État doit être le gardien du fonctionnement solidaire des associations économiques de la même manière qu’il est le gardien de la propriété privée sans l’accaparer.

Partant du principe que les associations sont la propriété intégrale des associés travailleurs: Ils sont leurs propres actionnaires et en cela sont intéressés particulièrement individuellement et fraternellement, au bon fonctionnement de celles-ci. Si la solidarité est le seul moyen pour pouvoir, un jour, espérer continuer à vivre face à la concurrence chinoise, indienne ou brésilienne, il serait possible également que l’association n’ait pas un caractère impératif et qu’à côté des associations existe aussi l’ancien système concurrentiel, industriel et commercial de façon à ce que le choix et donc la liberté soient respectés.

Il faut que l’État propose à ceux qui souhaiteraient sortir de “l’Etat de Nature*économique (*cf Rousseau), une organisation associative du travail en parallèle de l’organisation libérale Il faut conditionner l’aide de l’État à quelques mesures de solidarité dans l’entreprise. De facto, s’il n’y a pas de subvention, il n’y a pas de règles imposables à l’entreprise.

Dans notre schéma, l’État est pour ainsi dire laïque au regard des dogmes économique. Il est neutre et, ce faisant, il doit permettre 3 formes économiques juxtaposées du travail:

  • l’exercice du libéralisme (désengagement total de l’État),
  • l’exercice du socialisme à travers l’association (code du travail, subvention de l’État, solidarité dans l’entreprise par l’égale répartition du bénéfice, impossibilité de spéculer, démocratie d’entreprise)
  • l’exercice du communisme dans le service public (le salaire étant fixé en fonction du grade.

C’est la liberté offerte aux citoyens de travailler dans le système économique correspondant à leur idéologie. La liberté c’est le choix. Aujourd’hui, cette liberté n’existe pas dans la mesure du stress, du chômage de masse, et du cloisonnement statutaire.

http://img.scoop.it/ulTdUlK10FvshuKcdVnUVYXXXL4j3HpexhjNOf_P3YmryPKwJ94QGRtDb3Sbc6KY

L’idée c’est :

  • d’encadrer la concurrence par le respect du pacte républicain, du contrat social, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité pour ceux qui le souhaitent. Maintenir l’initiative individuelle, le dynamisme, sans que cela soit agressif et destructeur.
  • de faire converger les forces vers un but commun (le bien être, le libre arbitre) et non de construire arbitrairement des antagonismes dévastateurs pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.
Afficher l’image source

A côté de ces associations économiques aidées par l’État, et labellisées car remplissant les exigences démocratiques et républicaines, peuvent exister librement des entreprises sous toutes leurs formes (par contre sans aide, ni regard, ni règle en dehors de celles des droits de l’homme et du droit commun, avec un simple impôt forfaitaire pour l’entretien des biens publics).

Les libéraux ne souhaitent-ils pas un désengagement total de l’État dans leurs affaires de façon à éviter tout déséquilibre du marché ? Toutefois, qu’ils ne viennent pas ensuite se plaindre lorsque face à quelque impitoyable «Rothschild” ou “Bill Gates chinois», ils verront leur liberté réduite en esclavage.

Dans notre système, l’État est une réunion de personnes choisies par leurs égaux pour guider la marche de tous dans les voies de la liberté. La liberté étant non pas seulement un droit reconnu à chacun mais aussi le pouvoir assuré à chacun de développer complètement ses facultés.

C’est à l’État qu’il appartient de prendre l’initiative de la régénération sociale car c’est une œuvre trop vaste et qui a contre elle trop d’obstacles matériels, d’intérêts aveugles, et de préjugés pour être aisément accomplie par une série de tentatives partielles.

Il n’y faut pas moins que la puissance de TOUS, énergiquement résumée dans celle des représentants choisis. L’État intervenant pour régénérer la société, c’est la tête s’occupant de la santé du corps.

Le concept d’ État n’implique-t-il pas une idée de tyrannie ?

Partout où le pouvoir est d’un côté, le peuple est de l’autre :

Partout où il est loisible soit à un individu, soit à une caste, de dire ainsi que Louis XIV : «L’État, c’est moi». Partout où le pouvoir est, il devient un bénéfice indu, au lieu d’être une charge assortie de devoirs.

Dans le monde nouveau auquel nous aspirons, l’État : c’est les travailleurs, c’est à dire les entrepreneurs et les employés qui gèrent eux-mêmes leurs affaires par l’intermédiaire de leurs délégués élus.

Comment l’État pourrait-il aider économiquement l’association industrielle ou agricole?

Uniquement par la mise en place pour ces associations républicaines du crédit gratuit.

Le Financement :

Comment l’État pourrait-il aider économiquement l’association industrielle ou agricole? Uniquement par la mise en place pour ces associations républicaines du crédit gratuit.

Par une nationalisation des banques pour permettre à leurs profits pharaoniques d’être à la disposition de tous

(nous en supportons déjà suffisamment les pertes !).

La banque c’est nous, c’est notre argent qui s’y trouve et les banquiers sont nos employés!

Qu’est-ce que le Capital ? Le capital est essentiel au travail. Il est la somme des instruments de travail. Pendant qu’il travaille, l’homme a besoin de nourriture, de vêtements, d’un gîte ; il lui faut des outils, des matériaux, des locaux etc… L’ensemble de ces choses, c’est le capital. Il est juste que, dans les fruits de la production, le capital ait sa part sous le nom d’intérêt, qui est le retour dû lié aux services rendus par le capital.

Toutefois, le raisonnement sur lequel repose la théorie de l’usure, la gestion des intérêts, est un Sophisme. Il est vrai que, sans capital, le travail serait impossible ; mais ce n’est pas au capital que l’on paye l’intérêt, c’est aux capitalistes. Or, capital et capitalistes sont deux choses parfaitement distinctes. Pour que le capital existe, il n’est pas du tout nécessaire qu’il se trouve entre les mains de possesseurs exclusifs auxquels on est obligé d’en payer l’usage. Supposez qu’une association de travailleurs jouissant d’un capital collectif, c’est-à-dire d’un capital qui appartiendrait à l’association elle-même, sans appartenir de façon particulière à tel ou tel de ses membres. Ainsi, il n’y aurait pas de capitalistes bien qu’il y eût un capital.

On ne saurait concevoir le travail sans le travailleur, mais on conçoit très bien le capital sans les capitalistes.

  • Quand le travailleur vient à mourir, son travail cesse. Toutefois, le fruit de son travail persiste sous forme de capital justement détourné à leur profit par les capitalistes.
  • Quand le capitaliste meurt, son capital lui survit. Il n’y a aucune parité à établir entre le capitaliste et le capital, par contre il y a parité entre le capital et le travail, donc on est en droit de conclure à la légitimité de cette prime que l’on nomme “intérêt”.

Actuellement l’intérêt représente :

  • le privilège accordé à certains membres de la société de voir, tout en restant oisifs, leur fortune s’accroître et prospérer ,
  • le prix auquel les travailleurs sont forcés d’acquérir la possibilité de travailler,
  • l’asservissement des travailleurs à une condition que, le plus souvent, ils ne peuvent pas négocier et qu’ils ne peuvent améliorer.

Si ce système plaît aux entrepreneurs libéraux, la banque nationalisée proposera des prêts à intérêts pour les entreprises libérales et des prêts gratuits pour les entreprises associatives, tout en sachant que l’aide gratuite de l’État est conditionnée au respect des principes républicains au sein de l’entreprise.

Pour nous, partisans de l’Association:

L’intérêt c’est du Vol!

C’est le vol du travail !

C’est un despotisme car il enchaîne travailleur et entrepreneur.

Les théories libérales qui soutiennent l’idéologie contraire ont leur logique, mais nous pensons simplement que Smith, Say, Malthus ou Bastiat se trompent.

L’État doit être neutre, et permettre l’expression de l’ensemble des idéologies.

Ajoutons en terme de constat sur l’incroyable barbarie, au-delà de l’illégitime intérêt porté au capital prêté, que les travailleurs d’aujourd’hui ne sont pas propriétaires des outils que leur travail permet à l’entreprise d’acquérir, (outils qui, par ailleurs, deviennent une source de licenciement dans le système d’individualisme et de concurrence, dans lequel nous vivons).

Voilà la conséquence, selon nous, de la sacro-sainte compétitivité, de ” l’Etat de Nature*” (*ref à Rousseau) Economique

Nous touchons là aux limites du compréhensible : Les machines, achetées par les entreprises ont-elles pour but de remplacer les travailleurs ou simplement leur travail? Dans quelle mesure est-il possible de parler de justice sociale dans le système libéral ?

L’entreprise libérale est aujourd’hui l’ultime bastion monarchique, avec son aristocratie, sa noblesse et son clergé (les économistes). Tout le monde travaille pour le sommet.

Dans le nouveau régime que nous proposons, si l’on ajoute aux principes de l’Association les bienfaits pour la Démocratie et pour la démocratie au sein de l’entreprise, nous voyons tout l’intérêt que porte ce projet social et démocrate.

Mais nous pensons qu’être responsable politiquement dans l’Entreprise Associative : élire le président directeur, lui confier un mandat et donc des comptes à rendre et élire un conseil, c’est l’être aussi au niveau de sa commune, de sa région, et de son Etat.

La conscience politique lorsqu’elle apparaît ne régresse jamais.

La Commune et l’Entreprise associative tiennent le milieu entre la famille et l’État. De même que c’est par l’éducation domestique que l’homme se prépare à la vie communale, de même c’est par l’éducation à la gestion des communes et dans l’entreprise qu’il doit être initié aux devoirs de la vie politique. Brisez un seul des anneaux de cette chaîne et vous faites disparaître une des transitions qui font passer l’homme de l’état d’Individu à celui de Citoyen.

C’est seulement ainsi que nous atteindrons les cimes desquelles nous pourrons regarder fièrement nos voisins, comme ce fut le cas en 1789 et en 1848 et qui sait… de montrer à nouveau le chemin.

Dans tous les cas c’est un choix qui doit exister et la promotion doit en être faite par l’État, et c’est le rôle du Ministère du Travail.

Commenter

Répondre
  1. Je vend l’énergie de ma vie a celui qui me l’achète, vous avez pas marre de ces conneries? Mettons nos énergies à produire des richesses qui ne nous reviennent pas dans la gueule sous forme de cancer, de coup de matraque, de saisies matérielles, d’enfants. Education vous n’avez que ce mot à la bouche sans vous rendre compte que c’est ça la cause de tout ce bordel! Cdlt.

  2. Bonjour tvgj et vous autres les Gilets Jaunes.. Quand on a lu tout ce qui est rédigé ci-dessus, que nous reste-t-il donc à faire, en ces temps de grande précarité jaune? Ne nous reste-t-il pas à fort secouer l’arbre porteur des fruits, quitte à en péter les branches, pour en récolter les fruits.. Lesquels fruits ne sont pas arrivés par hasard aux sommités de l’arbre.. Il a bien fallu des mains oeuvrières pour l’entretenir, l’arroser au besoin et l’aider à fructifier.. CQFD.. De plus tâche ne pas oublier, que même lorsque quelques fruits sont dans ton panier, le puissant, le possédant, et leurs laquais politiciens ne te les tiennent pas pour acquis.. Toutes sortes de règles sont décrétées pour te les taxer.. Nous vivons une époque formidable, et dans les palais l’on décrète qu’il n’y a plus de bornes pour qu’il n’y ait plus de limites au laminage des mains oeuvrières.. “Et cependant, Elle tourne..” Salutations jaunes. Signé: plouckistanais jaune..

Répondre à Anonyme Annuler la réponse.

Loading…

0

Commentaires

0 commentaires

Attribuer ou enlever un point :

11 points
Vote +1 Vote -1

18/6/19

Ensemble, érigeons la Démocratie…